Enquête sur l'affaire DSK :
D'un côté, le Dr Strauss, populaire et légitime à la tête du FMI. De l'autre, Mr Kahn, l'homme qui aime les femmes et sa liberté.
Parce que sa quéquette l'a emporté sur son cerveau, il fragilise son poste de directeur général du Fonds monétaire international (FMI) et, peut-être, son avenir politique en France.

"And remember well Dom !
No zob in the job !!"
On comprend mieux à présent pourquoi Sarko préférait le voir à Washington plutôt qu'à Paris …..
Son crime? Dans un pays, les Etats-Unis, où bien des patrons évitent de prendre seuls un ascenseur avec l'un de leurs canons – pardon de leurs subordonnées, il a poussé le bouchon un peu plus loin.
Ses circonstances atténuantes? Difficile d'en trouver. Le zèbre connaît la culture et les règles puritaines américaines. Et il savait très bien qu’au FMI, c’est La vie des autres passée au crible en permanence. Et que je t’espionne, et que je te filme si possible afin de t’en faire une et de te piquer ta place…
Quelques semaines avant son entrée en fonction le 1er novembre 2007, son pote de Libération, Jean Quatremer, lui rappelait les règles publiquement sur son blog.
Même Sarko (!?) le prenait en pitié: "Méfie-toi des US; là-bas, les comportements personnels sont regardés à la loupe", (cf l'image plus haut)
Le bougre – qui s’y connaît en gonzesses - l'a soutenu pour son talent, mais il connaît aussi ses faiblesses: il confie souvent que, si DSK se présentait à l'Elysée, sa vie "serait passée au laser" - c'est son expression. Et il pense qu'elle ne résisterait pas à l'examen... Car il n’ y a pas que les petits culs, il y a aussi la MNEF et la cassette Méry…
L'un de ces fameux petits culs s'appelle donc Piroska Nagy….Une Hongroise à craquer et à braquer…
Un cabinet d'avocats, Morgan, Lewis et Bockius, est chargé de déterminer si cette cadre a fait l'objet d'un traitement particulier. Les avances de DSK à la dame font jaser dans les couloirs du FMI depuis décembre 2007. C'est à Davos, en janvier dernier, que la magie de la montagne a opéré ses charmes.
Quelques mois plus tard, son économiste argentin de mari, Mario Blejer, découvre un lot de courriels galants et croustillants. Sangre de Dios !Et c’est parti pour les confidences et ragôts, tout ça nous rappelle la Monika du gros Bill…
Ces bruits parviennent au représentant de la Russie au FMI, Alexeï Mojine. Après s'être entretenu avec Blejer, le Russe alerte fielleusement l'Egyptien Shakour Shaalan, doyen du conseil d'administration du Fonds ( un vieux con nommé à vie sans doute : 80 balais, vous vous rendez compte ???). Mojine a-t-il voulu venger son pays après l’échec du candidat des popofs en décembre 2007 ? Ça se pourrait… Mais le Sarko dans tout ça ? Il doit bien se marrer !... Pourtant, Jacques Martin lui avait bien dévissé un pain dans la gueule autrefois, pour avoir tronché la Cécilia sans sa permission….
A noter l’hypocrisie des salopards de copains du PS. Pierre Moscovici, un grand spécialiste de la catégorie : "Il est nécessaire que Dominique poursuive sa tâche." Et d’ envoyer un SMS à son ancien mentor: "J'imagine que c'est dur. Avec toutes mes amitiés."
Quel enfoiré celui-là !
Des messages de ce genre, DSK doit en recevoir à la pelle. Car dans le milieu du sport politique, quand vous êtes à terre, tout vous passe et repasse dessus. C’est une bonne vieille et joyeuse tradition qui ne meurt pas et qui réunit sous un même toit de saloperies en tous genres les représentants de tous les partis. Les cocos occupant le sommet du tableau de chasse…
Pauvre Dr Strauss qui a longtemps pensé que le goût de Mr Kahn pour les femmes ne ferait pas la Une des journaux.
Effectivement, personne n'a jamais parlé publiquement de ce penchant. Mais ceux qui le côtoient le savent, pourtant : ces regards, ces appels téléphoniques, ces sollicitations, parfois d’un lourdingue…
Un exemple : en visite au temple de Borobudur (un terme coquin ? non une ville d'Indonésie) en décembre 1992 - il est alors ministre de l'Industrie - il écoute avec concupiscence la mignonne chargé de le guider lui décrire le monument: le premier étage incarne le monde des désirs et le dernier, celui de la perfection. "On ne pourrait pas rester au premier?" interroge-t-il avec malice.
Moi, je trouve ça plutôt sympa, mais ces puritains frustrés d’amerlocks…
Alors réfléchissez un peu, bande de nœuds :
Depuis son départ pour Washington, DSK est devenu le présidentiable préféré des Français.
DSK ? = une carrière pleine de creux et de bosses. De nouveau ministre en 1997, il démissionne le 2 novembre 1999, devançant sa mise en examen dans le cadre de l'affaire de la Mnef. Il bénéficiera d'une relaxe.
Et d'un non-lieu dans deux autres dossiers: la prise en charge par Elf des salaires d'une de ses secrétaires et la cassette enregistrée par Jean-Claude Méry sur le financement du RPR. S'estime-t-il béni des dieux, protégé quoi qu'il arrive? "Pas du tout, mais il est persuadé que l'intelligence peut résoudre tous les problèmes, répond l'un de ses amis. Même s'il commence à comprendre que les choses ne se passent pas tout à fait comme ça."
Depuis un an, son intelligence avait convaincu. DSK sait aussi séduire les hommes, commençant souvent ses phrases par "vous avez raison", quitte à tenir, ensuite, un propos qui démontre le contraire. Ceux qui l'ont élu à la tête du FMI, ceux qu'il a dirigés par la suite, ont été conquis par le brio de cet économiste de très haut niveau, à la fois technicien et politique, parlant parfaitement l'anglais et l'allemand (là je craque pour lui, j’avoue), pas mauvais en espagnol (ça peut servir pour se faire les senioritas...)
Assez habile pour réduire les effectifs sans traumatisme, mener la difficile réforme interne du FMI et se mettre en position de participer à la prochaine réforme du système financier international, bien qu'une trop grande discrétion lui ait été reprochée. La violence de la crise peut jouer en sa faveur: change-t-on un bon capitaine au milieu de la tempête?
DSK est populaire et fort de sa légitimité intellectuelle. Il a plutôt bien géré la crise (la sienne), avouant immédiatement l'"incident" conjugal, présentant ses excuses au personnel du FMI pour une "erreur de jugement", dans l'un de ces actes de contrition dont les Américains raffolent (quels hypocrites !).
Bref, le genre de mec qui dérange.
S'il s'extirpe vivant de cette affaire, il n'en sortira toutefois pas grandi.
Officiellement, l'institution qu'il dirige ne s'intéresse pas à ses aventures. Elle s'occupe uniquement de leurs éventuelles conséquences sur la vie professionnelle de l'intéressée.
"Mais l'histoire de cul restera », affirme crûment l'un de ses proches, et il est à craindre que la presse américaine ne lance d'autres investigations sur le sujet, qui pourraient sortir au moment opportun. Par exemple, si les Européens et les Américains s'opposent sur la refonte du système financier international." Les amis de DSK ont noté que l'article du Wall Street Journal a été publié alors que Nicolas Sarkozy rencontrait George Bush à Camp David (Maryland) pour le convaincre d'accepter une supervision mondiale des institutions. En clair, une sorte de curatelle du capitalisme américain.
A Paris, seule la Ségolène Royal - encore une coincée hypocrite - a implicitement accusé DSK de ternir l'image de la France (tu parles, comme s’il n’y pas déjà Sarko pour ça) . Evidemment : on devine qu'elle ne partage pas la morale libertaire de son ancien adversaire aux primaires de 2006…
Mais la plupart des ténors du PS ont manifesté leur soutien, voire leur affection (hm hm, enfin pourquoi pas, ça peut nous protéger en fin de compte…) Depuis son départ pour Washington, DSK a pourtant perdu son courant... Mais gagné en popularité.
Dans le baromètre BVA-Orange de L'Express, en septembre, il est le présidentiable préféré des Français et le deuxième pour les sympathisants du PS, après Bertrand Delanoë. Alors que Laurent Fabius est en retrait, que Delanoë s'empêtre dans la campagne en vue du congrès de Reims, que Royal essaie, tant bien que mal, de gérer son statut d'ex-candidate à l'Elysée, Strauss-Kahn faisait figure de seul présidentiable doté d'un profil international.
"Faisait" ou "fait"? Un proche de François Hollande avance: "S'il n'est pas contraint à la démission, cette affaire aura un impact nul. Tout le monde sait qu'il aime la vie, les filles, que c'est un cavaleur. Cela aurait une tout autre répercussion s'il s'agissait d'un homme politique prônant des moeurs strictes, ayant un discours en contradiction avec ses pratiques." Encore faut-il en convaincre les Américains.
Pour finir une blague bien machique :
Un banquier américain dans un ascenseur : une fille grimpe dedans, il en descend.
Un Français dans l’ascenseur :la fille veut descendre avant que le mec ne la grimpe.